La boutique à trous

Bon, ça commence a sentir bon, encore trois kilos et 400 grammes et je verrai apparaitre sur Mireille ma toute nouvelle meilleure amie pour la vie (ma balance), le Cinq des dizaines.
Déjà je réfléchis à la façon avec laquelle je vais me recompenser de mes efforts. Lors de mon premier régime, celui du sevrage tabagique qui m'avait couté 13 kilos je m'étais offert un trou. je t'explique : à l'époque j'avais 25 ans (autant dire que ça commence a dater) et je venais de perdre une quinzaine de kilos et je pensais que se serait "super-super" de me faire faire un trou au nombril pour y accrocher grelots et autres breloques.
Comme une grande fille, je prends ma voiture, et me rends chez le poinçonneur de bide. Comme une grande couillonne je me dis : "pas la peine de mettre de la crème qui endort, je suis plus forte que la douleur, je saurai resister à la souffrance... " . De suite en entrant dans la boutique à trous, je me suis sentie toute bête, je ne sais pas si c'est l'odeur du pastis, ou la tronche du mec qui était a l'entrée entrain de tatouer un ours, je sais pas mais toujours est t'il que je ne me sentais pas bien toute seule dans mes tongs. Par chance la personne qui s'occupait de faire les trous était un garçon vraiment très charmant, une force tranquille, un beau mec qui, visiblement, venait de fumer un gros pétard.
Il me demande de le suivre, je m'éxécute et dans ma tête je me dis : " fais abstraction, fais abstraction... tu es plus forte que la douleur!!!" j'entre dans la pièce et le type me demande de montrer mon ventre, je m'éxécute, il me badigeonne de bétadine et m'allonge sur la table. Sur le coup je me suis dis " le plus dur est fait, tu es la meilleure tu n'as pas peur... " . C'est là qu'il a sortit le matos et c'est là que je me suis demandé ce que je foutais là. il m'a enfoncé le machin, autrement appelé ENORME aiguille, dans le bide et j'ai bien cru qu'il avait attrapé un bout d'intestin avec, j'étais censé ne pas bouger, je te rappelle que je suis plus forte que la douleur, je me suis soulevé de la table il s'est jeté sur moi et a fait glisser un anneau dans le trou tout frais. Je ne voyais plus du tout qu'il était charmant. il m'a demandé de m'assoir sur mes mains afin de pouvoir se servir des siennes. A la fin de cette séance de torture le gars était crépi de bétadine et je lui avais bouffé l'effet du pétard.A part ça et selon la majorité des dindes qui comme moi y sont passé : "ça ne fait pas mal".
Maintenant je suis heureuse de voir mon trou évoluer au rythme de mon corps, je mets des trucs dedans, ça fait peur aux petits. Pendant ma deuxième grossesse Alex a cru que son frère n'était autre que le clou que je portais au nombril. Je parlais à mon ventre et un jour ou le piercing était posé sur la baignoire Alex s'est approché de lui et lui a dit : "mon rère"...
Voilà où j'en suis, je réfléchis et je pense que j'ai suffisamment de trous. je me laisse donc pousser les poils pour me faire tatouer moi aussi.

Pour ce qui est du régime, et pour toi que ça intéresse forcément, je fais n'importe quoi! mercredi soir Mac do, vendredi soir pizza, une poignée de fraises tagada, une assiette de coquillettes, bref c'est la fête du slip. Heureusement pour moi le reste du temps je ne mange que des protéines et pour l'instant la bonbonne fond.
Amie mangeuse de glucide je t'envie toujours.
Le presque quart de bonbonne te salue.

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