Journal d'une désabusée. 7 février 2010

C'est le moral au fond des tennis que je viens te narrer mon escapade dominicale.
Ce matin, au sortir du lit, il me prend l'envie de faire une petite promenade sportive avec mes deux guguss. Ni une ni deux je saute dans mon pantalon de survêtement, un peu trop grand, j'enfile les p'tiots dans la poussette bus et en route. Le soleil est là, planté au dessus de nos têtes et j'attaque d'un bond ma marche olympique.
Je remonte mon pantalon toutes les cinq minutes en me disant que j'aime faire ça, je suis heureuse. Les piou-pious piou-pioutes, les poneys sourient en nous voyant passer, un troupeau de moutons s'écarte pour nous faire place tandis que Bambi, à l'orée de la forêt nous envoie de long signes de la patte, avant de s'éloigner avec sa moman. Si je respire fort c'est pour humer l'air frais et purifiant de ce milieu de matinée, si mes joues sont roses c'est la caresse des alizées sur mon visage, si mes chaussures collent a la route c'est par gout de l'effort...
Je suis bien!
Tout bascule alors que je suis dépassée par un vtt en haut de la montée. C'est une fille sur le vélo, et le problème réside dans le bas de son dos. Son cul fait a peu près la largeur de ma cuisse, oui d'une seule cuisse. Et tandis que je m'échine à remonter cette saloperie de pantalon elle est dans un collant qui la moule et qui la colle en la moulant, y'a rien qui bouge là dessous à part ses muscles, non contente de venir me mettre son derrière sous le nez pendant ma promenade familiale cette pouf pédale sur le grand plateau.
C'est là que je me suis rendu compte que si je respirais fort c'est parceque j'en chiais comme une malade, que mes joues n'étaient pas rose mais rouge comme l'ensemble de mon visage, et que si mes chaussures collaient à la route c'était a cause des crottes de biques.

Le presque-quart de bonbonne jalouse des petits q.

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