Alors que je suis affalée sur le tapis de la salle de bain, un peu désapointée par le “son et lumières en baignoire” des propriétaires des deux plus petits zizis de la maison, je m’interroge sur le contenu de mon utérus.
D’aussi loin que je me souvienne je crois avoir été entourée de garçons. Alors que je n’étais qu’une enfant je grandissais au contact du sexe fort en oubliant la princesse qui dormait en moi. Tandis que les petites filles de mon age jouaient à la Barbie j’occupais mes journées à m’écorcher les genoux et jeter des cailloux. Collectionneuse de bleus ; et de rouge parfois. Grande spécialiste du dressage de fourmis. Éleveuse de têtards confirmée avec comme mission le repeuplement des fossés du voisinage. D’abord plieuse de vélos, puis de mobylettes et enfin de moto. J’ai passé mes tendres années coiffée comme la balayette des wc. Quand est venue l’heure ou les copains ont commencé à mettre leur langue dans la bouche des joueuses de barbie, j’ai réalisé que quelque chose changeait en moi. Ce n’était autre que la puberté, celle qui allait différencier mon corps de celui des garçons qui peuplaient ma vie. De cette époque subsite mon absence de féminité, pour preuve la liste qui suit :
- Je suis l’heureuse propriétaire d’une paire de bottes, d’une paire de baskets et d’une paire de tongues. En tout est pour tout trois paires de chaussures (encore moins que de saisons!).
- En ma possession aussi trois rouges à lèvre dont le plus récent est périmé depuis 8 ans .
- Un mascara qui tire sur la mascarade tant il est devenu difficile de sortir la petite brosse du tube.
- Vingt deux tubes de vernis a ongles! Vingt deux, mais pas d’ongle à colorier.
- Des pinces à cheveux pour chevelure longue et épaisse, ce qui révèle un gros problème de pertinence dans mes choix, ma chevelure personnelle tirant sur le cheveux de bébé.
- Deux robes portées chacune une fois avec deux chaussures à talon responsables de deux entorses.
- J’ai autant de plaisir à courir les magasins que j’en ai à m’épiler “le maillot”. Je suis incapable de discuter de mode, et je n’ai aucun goût pour m’habiller, l’achat de vêtements s' aparentant à une epreuve de kholanta et représentant à peine 1% de mon budget.
- Je n’ai toujours pas compris la publicité ou une fille déjeune avec un garçon et n’ose pas se gratter la tête. Je me demande ce qu’il adviendra de cette courge quand elle aura conclu avec son guguss, qu'elle se rendra compte que l' odieux personnage lui a refiler des morpions et qu'elle doutera encore avoir le droit de se gratter la choune.
- Il m’arrive de me mettre le doigt dans le nez et plus grave encore il m’arrive de le raconter sur un blog à de parfaits inconnus sans honte, ou presque...
Je pourrais continuer longtemps se sabordage personnel seulement cela pourrait faire du tord à la vraie fille qui dort sous ma carapace de bourin. Car pour de vrai il y a une fille la dessous, et même mieux que ça, il y a une femme. Cette femme s’est découverte il y a quatre ans et demi, quand dans ce corps de garçon manqué à commencer à germer une graine. Depuis, moi aussi j'ai envie de jouer à la poupée. Acheter des vêtements est presque devenu rigolo, je fréquente d’ailleurs régulièrement les magasins pour enfants. mais les choses n’ont pas tant changé, j’ai toujours ma collection de bleu, pas de ceux qui font mal mais de celui qui habille les bébés garçons. Les années sont passées, pourtant je suis toujours entourée de zizis, les deux miens étant entrain d’inonder le plafond de la salle de bain. Et dans mon utérus une nouvelle mission têtard ... Et je me demande, grenouille ou crapouille?
j'adore le coup du rouge à lèvre périmé!!!!
RépondreSupprimeren même temps quand on reste à la maison on a pas trop envie d'être féminine, on a besoin du côté pratique, surtout quand c'est pour s'occuper d'enfants.
moi y a des jours faut vraiment que je me mette un coup de pied au cul pour essayer de ressemble à quelque chose, mais en même temps c'est pas évident:
- la jupe on oublie (vraiment pas pratique quand tu passes ta journée à 4 pattes ou assise par terre),
- les fringues "classes" on oublie aussi (parce que de toute façon je fini toujours ma journée avec de la morve ou de la bave séchée sur les épaules!),
- le brushing de la mort qui tue (que j'adore pourtant tellement!) on oublie aussi (bah ouais parce que quand t'as le cheveux qui sait pas trop si il est frisé ou lisse, qui choisit de ressembler à rien par temps humide et qu'en plus tu habite en Bretagne.....bah tu te dis que ça sert à rien de se casser le cul pendant 15 minutes le matin avec ta pince lissante, pour te retrouver avec des frisettes partout le temps que tu montes tout le monde dans la voiture!)
- et pour ce qui est du ravalement de façade....bah pas le temps le matin et pis de toute façon pour te faire cracher à la tronche de la purée ou te faire éternuer dessus du petit suisse....
quand je travaillais dans un magasin de vêtements (camaïeu pour les connaisseuses....rassures moi Cendrine tu connais quand même cette marque?), j'étais toujours bien habillée / maquillée (mais en même temps c'est vivement conseillé dans le contrat d'embauche) et les jours de repos c'était relâche totale, et maintenant c'est l'inverse, j'essaye de faire l'effort le week-end.
J'adore te lire ma caille et c'est fou mais je me reconnais dans ton récit surtout pour le maillot. Je vote pour une pisseuse, en tous cas j'adore cette idée. Bye
RépondreSupprimerGG
Hihihi en garçon manqué on est deux !!! et je te souhaite une belle poupée et tant pis si c'est un t'i zizi promis tu le jèteras pas ???
RépondreSupprimerAnnie