Ce récit est une fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ne saurait être que fortuite. Cependant j'encourage l'imaginaire de chacun à se glisser dans la peau du personnage principal.
Comme tu le sais mes basquettes ont repris du service depuis quelques temps maintenant. Je tiens un entrainement qui m'emmène sur les routes de campagne environ trois fois par semaine.
Me voilà donc vendredi soir dernier devant une merveilleuse pizza aux fromages entrain de baver comme une chienne. Depuis que je sais que je vais transpirer mes excès je culpabilise beaucoup moins et du coup maman peut être fière de moi, je mange toute mon assiette. Deux fois.
Samedi matin après une bonne nuit j'enfile mes basquettes, ma casquette, mes écouteurs et en route pour mon footing. Une chose que j'ai bien compris ce samedi matin là, c'est que lorsque tu pars courir il faut laisser à la maison tout ce qui pourrait venir importuner le bon déroulement de l'effort. Ainsi ne cours pas avec ton trousseau de clefs, ton téléphone portable, ton porte monnaie... Mais aussi, et ça ne saute pas aux yeux imédiatement, ne cours pas avec ta pizza aux fromages de la veille. C'est au sixième kilomètre que je me suis rendu compte que je transportais un passager clandestin lipidique et défequogêne.
Pour être claire, j'étais à six kilomètres de la maison, sans téléphone portable avec une grosse envie à soulager.
Tout serait allé pour le mieux si je n'étais pas si fière et si j'avais décidé de me défaire de ma crotte là où je me trouvais, c'est à dire aux milieux des bois. Mais je suis une quiche fourrée à la pizza et j'ai donc imaginé que je pourrais ramener tout le monde au plus vite. Je me suis donc mise a courir en serrant les fesses. la fameuse expression de princesse "quand je pète ça fait des paillettes" avait tendance a virer au "quand je prout j'en colle plein la route".
J'étais à trois quart d'heure de mes toilettes, je me sentais seule et abandonnée. Je ne savais plus pourquoi je courais, si c'était pour le sport, par peur ou par urgence. Et puis c'est arrivé, un petit renfoncement, quelques buissons des petites fleurs du printemps... J'ai repensé à la cabane au fond du jardin, et j'ai décidé de me libérer de mon fardeau. C'est donc là que j'ai dignement abandonné ma pizza, au bord de la route goudronnée sous le pin penché.
Petits proverbes provençaux : "Quand la pizza se fait caca, au bon endroit trouve toi". "le pin pour chier peut t'abriter mais ses épines ne peuvent torcher"
j'adore!!!
RépondreSupprimert'es sûre que c'est une fiction??^^
carochou (une amie de madame des bois)